COMMUNIQUE DE PRESSE

Jeunesse, emploi, égalité, fractures territoriales : le pacte social à l’épreuve des réalités

Dans une France traversée par de fortes tensions sociales, une étude Ipsos bva1 réalisée pour la Fondation Mozaïk révèle que 80 % des moins de 25 ans estiment qu’à efforts égaux, tous n’ont pas les mêmes opportunités professionnelles. Une proportion qui atteint 90 % chez les jeunes des quartiers populaires. Alors que 83 % des Français considèrent que les difficultés d’accès à l’emploi peuvent nourrir un sentiment de moindre intégration à la société, un chiffre qui atteint 96 % chez les élèves et étudiants, l’inclusion économique s’impose comme un enjeu majeur de cohésion nationale à l’approche de 2027.

Paris, le 23 octobre 2026 – Pour diffusion immédiate – Dans le sillage des événements du 17 octobre, qui ont remis au premier plan les inquiétudes sociales et les aspirations de la jeunesse, une question traverse le débat public : comment rebâtir un pacte social à bout de souffle ?

Une étude Ipsos bva réalisée pour la Fondation Mozaïk met en lumière un profond décalage entre l’attachement des Français au principe d’égalité des chances et leur perception des réalités. Un constat particulièrement marqué chez les jeunes, qui doutent que les efforts et les compétences suffisent à garantir les mêmes opportunités professionnelles. Au-delà de l’accès à l’emploi, les résultats interrogent le sentiment d’appartenance à la société et la capacité de notre modèle économique à offrir à chacun les mêmes perspectives, à compétences égales.

Dévoilée à l’occasion de la tenue de la 6ᵉ édition du Sommet de l’Inclusion Économique qui se tiendra ce mardi 27 octobre, l’enquête « Géographie de l’égalité » révèle combien l’accès à l’emploi et l’égalité de traitement constituent des enjeux de cohésion sociale, particulièrement pour les nouvelles générations.

Une jeunesse qui doute que les efforts suffisent pour réussir

65 % des Français considèrent qu’à efforts égaux, certaines personnes disposent de moins d’opportunités professionnelles que d’autres. Une perception qui atteint 80 % chez les moins de 25 ans et 90 % chez les jeunes vivant dans les quartiers prioritaires.

Un constat d’autant plus frappant que 96 % des Français considèrent que vivre dans un quartier populaire ou une zone rurale ne devrait jamais constituer un frein à l’accès à l’emploi.

L’enquête révèle également que 40 % des habitants des quartiers prioritaires déclarent avoir personnellement été désavantagés ou discriminés dans leur accès à l’emploi, contre 25 % des Français dans leur ensemble. Chez les 25-34 ans vivant dans ces quartiers, cette proportion atteint 58 %.

95 % des Français considèrent l’insertion professionnelle des jeunes comme un enjeu prioritaire ou important. Un résultat qui souligne que l’avenir professionnel de la jeunesse constitue bien une question de société qui dépasse les seuls publics concernés.

Quand les difficultés d’accès à l’emploi fragilisent le sentiment d’appartenance

À l’heure où la société française est traversée par de profondes fractures, comment retrouver le chemin de la cohésion sociale ? L’étude met en lumière un enjeu essentiel : le lien entre les difficultés d’accès à l’emploi et le sentiment d’appartenance à la société française.

83 % des Français estiment que les difficultés d’accès à l’emploi peuvent conduire certaines personnes à se sentir moins intégrées à la société. Cette proportion atteint 96 % chez les élèves et étudiants.

1 Étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 003 Français représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, complété par deux suréchantillons de 683 habitants des QPV et de 722 habitants des territoires ruraux, représentatifs de ces deux populations.

Dans les quartiers prioritaires, 98 % des élèves et étudiants partagent cette perception.

L’accès à l’emploi dépasse la question du revenu : il représente aussi, chez des Français, un facteur d’autonomie, de reconnaissance sociale et de capacité à se projeter dans l’avenir.

« Cette enquête nous adresse un signal fort : une grande partie de notre jeunesse ne croit plus que les efforts et les compétences suffisent pour accéder aux mêmes opportunités. C’est un défi majeur pour notre société. Nous devons cesser de considérer l’inclusion comme une réponse réservée à certains publics. Elle doit devenir une ambition économique nationale, portée conjointement par l’État et les entreprises. Les Français le demandent comme le montre l’étude. Car notre enjeu n’est pas simplement de lutter contre les discriminations, mais de construire un modèle qui ouvre réellement les mêmes perspectives à chacun, à compétences égales. C’est à cette condition que nous pourrons restaurer la confiance et refonder notre pacte social. » déclare Saïd Hammouche, président-fondateur du Groupe Mozaïk RH.

Présidentielle 2027 : l’égalité des chances pourrait peser dans les choix électoraux

À l’approche de l’élection présidentielle, et à l’heure où le gouvernement tente de répondre à la crise sociale, la réduction des inégalités territoriales d’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat pourrait devenir un critère de choix pour une partie importante des électeurs.

58 % des Français déclarent que les propositions d’un candidat visant à réduire ces inégalités pourraient influencer leur vote en 2027. Cette proportion atteint 84 % chez les moins de 25 ans.

Ces résultats suggèrent que les propositions en matière d’accès à l’emploi, d’égalité de traitement et de réduction des inégalités territoriales peuvent prendre une place significative dans le débat présidentiel, notamment auprès des jeunes générations.

« Ce qui frappe dans cette enquête, c’est le décalage entre l’adhésion très forte des Français au principe d’égalité des chances et leur perception des réalités. Ce décalage est particulièrement marqué chez les jeunes. Les résultats montrent également que les difficultés d’accès à l’emploi sont très largement perçues comme un facteur de moindre intégration à la société. Enfin, à l’approche de 2027, les propositions visant à réduire les inégalités territoriales d’accès à l’emploi pourraient entrer dans les critères de choix électoral d’une majorité de Français, et plus encore des moins de 25 ans. » souligne Brice Teinturier, Directeur Général Délégué d’Ipsos.

Le 27 octobre 2026 : des paroles aux actes

C’est dans ce contexte que la Fondation Mozaïk met face à face, ce mardi 27 octobre, responsables politiques, grands dirigeants économiques, acteurs associatifs et talents à l’occasion de la 6ᵉ édition du Sommet de l’Inclusion Économique, sous le thème « La Voix des possibles ».

Temps fort de cette édition : un grand oral politique inédit à l’approche de la présidentielle de 2027. Des responsables seront directement interpellés par des habitants des quartiers populaires et des territoires ruraux sur leurs aspirations et leurs attentes en matière d’égalité des chances, à la lumière des résultats de l’enquête Ipsos bva présentés par Brice Teinturier.

Tout au long de la journée, les dirigeants économiques seront eux aussi confrontés aux attentes et aux réalités des talents, à travers des oraux économiques et des échanges directs pour questionner leurs pratiques, confronter leurs engagements et identifier les leviers d’une économie plus inclusive. Bank of America, BDO, BNP Paribas, Deloitte, EY, FDJ United, FedEx, Groupe ADP, KPMG, Orange, ÔVoyages, Salesforce, The Walt Disney Company France et Vicat figurent parmi les entreprises mobilisées à l’occasion de cette 6ᵉ édition.

Au-delà des débats, place à l’action : un forum métiers réunissant 225 candidats, 100 entretiens exploratoires, des ateliers immersifs destinés à 150 collaborateurs et managers, ainsi qu’un appel à la mobilisation collective autour de l’objectif de 100 000 recrutements inclusifs.

Téléchargez l’étude complète Ipsos bva – Géographie de l’égalité (PDF)

ACCRÉDITATIONS PRESSE OUVERTES

Mardi 27 octobre 2026 | 9 h – 18 h

Demandes d’accréditation et d’interviews :
Sara Kianpour
sara.kianpour@groupemozaikrh.org
07 86 42 91 91